Les Atomes Crochus

Vous avez dit "renouvelable" ?

A l’occasion de l’année internationale des énergies durables pour tous, Les Atomes Crocus s’interrogent sur cette expression et tentent d’en clarifier les termes et les enjeux. Ne devrait-on pas plutôt parler de « sources d’énergies » que « d’énergies » ? Et est-ce bien le fait qu’elles soient renouvelables qui nous intéresse ? L’énergie solaire et la géothermie, qualifiées d’énergies renouvelables, sont tout sauf renouvelables ; tout au plus inépuisables. Il existe pourtant un terme qui désigne tout à la fois les sources d’énergies « écologiquement propres », « socialement acceptables » et « économiquement rentables ». Vous en saurez plus lors de cette conférence-débat, ludique et interactive, mais construite sur des bases scientifiques rigoureuses. A l’occasion de l’année 2012, qui célébrera les énergies renouvelables, ce concept fera probablement beaucoup parler de lui et couler beaucoup d’encre. Et pour cause, comme beaucoup d’expressions à la mode, employées sans vraiment s’interroger sur le sens exact des mots, il est doublement flou....

A l’occasion de l’année 2012, qui célébrera les énergies renouvelables, ce concept fera probablement beaucoup parler de lui et couler beaucoup d’encre. Et pour cause, comme beaucoup d’expressions à la mode, employées sans vraiment s’interroger sur le sens exact des mots, il est doublement flou....

En premier lieu, on parle "d’énergies renouvelables" pour parler de "sources d’énergie renouvelables". Tout physicien sais bien que la loi de conservation de l’énergie impose que l’énergie ne puisse pas être autre chose que "renouvelable". Ce raccourci n’est toutefois pas très grave, à partir du moment où l’on sait de quoi on parle.

Le problème principal porte en effet plutôt sur le second terme : "renouvelable". Rappelons rapidement pourquoi on prend la peine de rajouter ce qualificatif aux sources d’énergie : au cœur des préoccupations sur le développement durable, les changements climatiques et l’affaiblissement des réserves de pétrole, les "énergies renouvelables" sont le signe de notre volonté de produire de l’énergie avec un impact environnemental si ce n’est faible, au moins maîtrisé et localisé. Des sources d’énergie qui n’entament pas le bien être des générations futures ; qui soient à la fois "écologiquement propres" et "socialement acceptables" ; tout en restant "économiquement rentables". Ainsi, lorsque l’on parle des "énergies renouvelables", c’est plutôt les "sources d’énergie durables" que l’on a à l’esprit.

Pourquoi ce terme "renouvelable", alors ? Peut-être parce que "durable" est un mot valise que d’aucun estiment avoir trop entendu. Peut-être aussi "renouvelable" donne-t-il l’illusion de sources recyclables à l’infini, d’un pas vers le mouvement perpétuel. Probablement enfin parce que parmi les sources d’énergies durables, il s’en trouve plusieurs qui sont en permanence "renouvelées" : la biomasse, l’éolien et l’hydroélectricité. A l’inverse, le solaire et la géothermie : inépuisables à l’échelle de l’humanité, mais pas "renouvelables" stricto sensu.

Notons d’ailleurs que parmi l’ensemble des sources d’énergies disponibles sur notre planète, toutes sauf deux proviennent, d’une manière ou d’une autre, de l’action du soleil. Saurez-vous déterminer lesquelles ne satisfont pas à cette règle ?

Réponse

L’énergie nucléaire est issue de la désintégration d’atomes d’uranium, probablement fabriqués par l’exposition d’une supernovae avant la naissance du soleil. La géothermie, quant à elle, a deux origines : elle est due aux désintégrations radiatives des éléments radioactifs du manteau terrestre, ainsi que liée à l’échauffement de la matière lors de sa condensation pour former notre planète, il y a quelques 4 à 5 milliards d’années.

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