Les Atomes Crochus
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Entretien avec Élodie Cheyrou (Inserm)

Responsable des événements et actions de culture scientifique

Élodie Cheyrou est responsable des événements et actions de culture scientifique à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). A l’occasion du 20e anniversaire de la Fête de la Science, l’Inserm est co-porteur du projet « Quartier des sciences » qui se tiendra à l’Espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes du 12 au 16 octobre 2011.

[mauve fonce]Dans le cadre de « Quartier des sciences », vous coordonnez une série de conférences : quelles facettes de la recherche scientifique permettront-elles aux auditeurs de découvrir ?[/mauve fonce]

Les tables rondes et cafés des sciences vont permettre d’aborder des sujets qui sont les grands enjeux de la société de demain et donc de la recherche d’aujourd’hui. L’environnement, au travers de l’avenir de nos forêts, ou les énergies qu’elles soient nucléaires ou nouvelles, sont des thèmes traités quotidiennement par les médias. C’est également le cas des questions de santé, avec des modes de traitements qui se perfectionnent et des techniques d’exploration toujours plus innovantes. Aussi le numérique fait-il désormais partie intégrante de notre vie. Ce sont donc de grandes questions de société autour desquelles les chercheurs des organismes de recherche vont échanger avec le public. A noter que le vendredi soir est une soirée spéciale « science et science-fiction » qui abordera justement la manière dont la recherche repousse toujours plus loin les limites de la science pour se confondre parfois avec les idées des auteurs de fiction.

[mauve fonce]Vous avez pris une part importante dans la mise en œuvre du projet : pourquoi vous semblait-il important que ce projet existe ?[/mauve fonce]

Formée à l’École normale supérieure, j’ai ensuite passé ma thèse dans un laboratoire Inserm/CNRS de l’ESPCI, et c’est donc avec beaucoup d’émotion que je retrouve ce campus de la montagne Sainte-Geneviève. Ce projet est pour moi une opportunité de rapprocher les chercheurs du grand public, faire connaître le monde des laboratoires et donner le goût des sciences aux plus jeunes. C’est aussi un moyen de rappeler que les sciences font partie de la culture tout comme les arts et les lettres.

[mauve fonce]Avec le « Quartier des sciences », de nombreuses organisations de recherche prestigieuses s’associent pour la première fois autour d’un événement : ce projet commun ouvre-t-il de nouvelles perspectives de complémentarité interdisciplinaire entre ces grandes institutions, spécialisées dans des domaines différents ?[/mauve fonce]

Oui, nous cherchons de plus en plus à nous rapprocher, notamment depuis la création des Alliances de recherche qui visent à créer une programmation cohérente des recherches dans les grands thématiques que sont les sciences de la vie et de la santé, l’environnement, les énergies, le numérique et les sciences humaines et sociales. Mutualiser les projets, ressources et moyens en matière d’événements de culture scientifique est très enrichissant à tous points de vue et permet au public d’avoir une vision large et diversifiée de la science.

[mauve fonce] Quelle est votre vision des attentes du public quant aux grandes institutions scientifiques en général, en quoi un tel projet répond-il selon vous à ces attentes ?[/mauve fonce]

Diffuser leurs productions scientifiques et aller à la rencontre des publics fait partie des missions des organismes de recherche publics. La société est de plus en plus demandeuse de connaissances, utiles pour se forger son propre point de vue. Ces rencontres sont donc des moments privilégiés où les opinions se confrontent.

[bleu violet]Plusieurs associations et une revue sont également parties prenantes du projet. Dans le paysage actuel de la culture scientifique, ces acteurs jouent-ils à votre sens un rôle particulier. Diffère-t-il de celui des grandes institutions ?[/bleu violet]

Placées au cœur de la ville, les associations offrent des approches très créatives en matière de culture scientifique et les organismes de recherche travaillent en étroite collaboration avec elles, que ce soit pour rendre la science ludique et drôle avec des spectacles de clowns comme le propose votre association, ou pour accompagner les jeunes à la découverte des laboratoires comme au travers du programme « Science Académie » de l’association Paris Montagne, ou encore par les visites guidées mêlant science et histoire de l’association Parcours des sciences. Toutes ces initiatives qui cherchent à répondre aux demandes des habitants, de la société, font intervenir des scientifiques des organismes de recherche et c’est donc tout naturellement que le lien se fait.

[mauve fonce] Tout comme Les Atomes Crochus, l’Inserm est partenaire du festival international du film Pariscience : quelle forme ce partenariat prend-il ? En quoi vous semble-t-il important de soutenir la culture scientifique à travers de tels projets ?[/mauve fonce]

A travers ce soutien, l’Inserm défend avant tout la production audiovisuelle de films scientifiques aujourd’hui peu diffusés par les chaînes de télévision. Le festival est aussi l’occasion de débats avec les chercheurs de l’Inserm après les projections. Cette année, un de nos scientifiques participera au Grand Jury et une autre sera la marraine du Prix des lycéens et ira à la rencontre des élèves dans leur classe pour parler science et métier.

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